Ouvrir un tabac-presse-bar en France séduit de nombreux entrepreneurs. Ce modèle hybride combine trois piliers : la vente de tabac (activité réglementée), la presse (service de proximité en baisse mais encore demandé), et le bar (lieu de convivialité et de marge). Mais avant de se lancer, une question cruciale s’impose : quel est le véritable investissement nécessaire ?
Dans cet article, nous décryptons les coûts, les aides possibles, et les paramètres financiers à prendre en compte avant d’ouvrir un tel établissement.
Les différents postes d’investissement à prévoir
Le droit au bail ou l’achat du fonds de commerce

- Achat d’un fonds de commerce de tabac-presse-bar : généralement entre 150 000 € et 400 000 € selon l’emplacement et la clientèle existante.
- Reprise avec licence IV pour le bar : la licence peut s’acquérir séparément et atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros dans certaines zones.
Les travaux et aménagements
- Mise aux normes (sécurité, accessibilité, hygiène) : entre 30 000 € et 80 000 €.
- Aménagement intérieur (mobilier de bar, comptoir presse, réserve sécurisée pour tabac) : compter 20 000 € à 50 000 €.
L’équipement et la logistique

- Matériel de bar (machine à café professionnelle, frigos, tireuse à bière) : environ 20 000 €.
- Équipements pour la presse et le tabac (présentoirs, caisses sécurisées, vidéosurveillance) : entre 10 000 € et 30 000 €.
Les coûts administratifs et réglementaires
Licence et autorisations
- Licence IV (bar) : son prix dépend du marché local (de 7 500 € à plus de 50 000 €).
- Autorisation de débit de tabac : elle est délivrée par l’administration des Douanes. Attention, c’est une gérance et non une propriété.
A lire : Les statuts juridiques pour un tabac – presse – FDJ
Fonds de roulement et trésorerie
- Prévoir au minimum 20 000 € à 40 000 € pour le stock initial (tabac, presse, boissons, confiseries).
- Trésorerie de sécurité : indispensable pour couvrir 3 à 6 mois de charges fixes (loyer, salaires, fournisseurs).
Exemple chiffré d’investissement global
En moyenne, pour un tabac-presse-bar en zone semi-urbaine, l’investissement total se situe entre :
| Poste | Montant estimé |
|---|---|
| Achat du fonds de commerce | 200 000 € |
| Travaux et aménagements | 50 000 € |
| Équipements divers | 30 000 € |
| Licences & frais administratifs | 15 000 € |
| Stock initial & trésorerie | 30 000 € |
| Total | ≈ 325 000 € |
Rentabilité et aides disponibles
Chiffre d’affaires potentiel
- Tabac : commission de l’État (≈ 8 % du prix de vente).
- Presse : marge faible mais vecteur de trafic.
- Bar : activité à forte marge, véritable moteur de rentabilité.
Un établissement bien situé peut générer un chiffre d’affaires annuel compris entre 200 000 € et 500 000 €, voire plus en zone urbaine dense.
Sur notre site :
- Les produits a vendre pour augmenter ses marges en tabacs-buralistes
- Les étapes de A à Z pour ouvrir un Bureau de Tabacs
Aides et financements possibles
- Prêts bancaires garantis par Bpifrance.
- Subventions locales pour maintenir les commerces de proximité.
- Aides spécifiques aux buralistes pour la modernisation du point de vente (plan gouvernemental « Transformation des buralistes »).
En résumé est ce un investissement important
Ouvrir un tabac-presse-bar demande un investissement conséquent, souvent supérieur à 300 000 €. Mais ce modèle reste attractif grâce à la stabilité du tabac, la diversification offerte par la presse et la convivialité du bar.
Avant de se lancer, il est essentiel de réaliser un business plan solide, d’étudier son emplacement et de sécuriser ses financements.



